Concertina
Le concertina est un petit instrument à vent à anches libres, cousin de l’accordéon. Avec sa forme hexagonale caractéristique et ses boutons, il est très populaire dans les musiques traditionnelles maritimes et irlandaises.…
Le concertina est un instrument de musique à vent de la famille des anches libres, inventé en Angleterre en 1829 par le physicien Charles Wheatstone, à peu près à la même époque où l’accordéon naissait en Autriche. Organologiquement, le concertina fonctionne sur le même principe : les deux mains du musicien actionnent un soufflet central (en carton plié et cuir) qui force l’air à passer au travers de petites lamelles métalliques vibrantes (les anches libres) montées sur des plaques.
La facture du concertina le distingue très nettement de ses cousins accordéons et bandonéons. L’instrument, extrêmement compact, prend généralement la forme de deux boîtiers hexagonaux ou octogonaux de petite taille. Contrairement à l’accordéon doté d’un clavier piano ou boutons d’un côté, le concertina dispose de petits boutons enfoncés de part et d’autre des deux boîtiers. Le musicien tient l’instrument par les poignées latérales, laissant ses doigts libres de courir sur les claviers tout en étirant et compressant le soufflet. Les modèles traditionnels (comme le système anglo-irlandais) sont souvent bisonores : un même bouton produit une note différente selon que l’on pousse ou que l’on tire le soufflet.
Très facile à transporter, le concertina s’est rapidement imposé au XIXe siècle dans les milieux populaires, les fanfares de l’Armée du Salut, et s’est répandu dans le monde entier grâce aux marins (il est l’instrument par excellence des chants de marins). S’il a connu un bref usage dans la musique de chambre bourgeoise victorienne, il est aujourd’hui un instrument incontournable de la musique traditionnelle irlandaise et sud-africaine.