Eléonore Fourniau
Chanteuse, compositrice et poly-instrumentiste française, spécialiste incontestée des répertoires traditionnels d'Anatolie, de la culture kurde et véritable pont culturel entre l'Orient et l'Occident...
| Villes | Paris Lyon Istanbul |
|---|---|
| Formation | École Normale Supérieure de Lyon, Conservatoire d'État d'Istanbul |
| Enseignant·e·s | Erdal Erzincan (saz) |
| Prix et distinctions | Prix spécial du jury au Prix des Musiques d'Ici (2024) |
Née en 1987 et marquée par des années d’adolescence passées en Ouzbékistan, Eléonore Fourniau amorce son parcours intellectuel par de brillantes études de russe et d’histoire à l’École Normale Supérieure de Lyon, tout en pratiquant le piano classique. Fascinée par le bassin culturel oriental, elle prend la décision radicale de s’installer à Istanbul en 2010. Elle y réside durant six ans, s’immergeant corps et âme dans l’apprentissage des traditions anatoliennes, alévis et kurdes. Elle étudie au conservatoire d’État d’Istanbul et se forme au chant ainsi qu’au saz (baglama) auprès de maîtres de la tradition, dont le virtuose Erdal Erzincan.
Faisant le choix d’un répertoire pluriel, elle maîtrise et interprète les chants populaires en turc et dans plusieurs dialectes kurdes (kurmandji, soranî, zaza), ressuscitant parfois des épopées et des poésies spirituelles anciennes, notamment le style récitatif a cappella dengbêj. Son identité musicale se caractérise par l’intégration d’instruments occidentaux ou atypiques dans ces traditions, dont la vielle à roue, qu’elle remet au goût du jour pour créer des drones lancinants parfaitement adaptés aux mélismes orientaux. Actrice militante de la transmission, elle organise d’innombrables stages et ateliers en Europe. Membre fondatrice de multiples ensembles (Samaïa, Telli Turnalar, Istan Trio), collaborant avec Sylvain Barou ou Efrén López, elle concrétise son approche soliste en mars 2024 avec la sortie très remarquée de son premier album, Neynik (Miroir).