Conçue comme une composition originale et collective, la performance Iter – chemin vécu ou cheminement en latin – réunit six musiciens autour d’un ensemble de gamelan, d’instruments fabriqués en Indonésie et de la voix d’une chanteuse. Interprétée au cœur de la Rue musicale autour de l’œuvre textile suspendue d’Amalia Laurent La nuit qui déclinait et déclinait sans apporter de jour , la pièce déploie une charpente sonore qui se construit dans l’écoute et la synchronisation des interprètes.
Dans la tradition du gamelan, chaque musicien joue une partie simple mais interdépendante ; la musique n’apparaît véritablement que dans la coordination du groupe. Cette logique collective est au centre du travail d’Amalia Laurent, qui explore la manière dont les pratiques musicales et rituelles transforment l’espace lorsqu’elles sont portées par un ensemble humain devenu synchrone. La performance s’inscrit également dans la continuité des recherches de l’artiste sur les processions et les formes de déplacement collectif.