Hulusi
Instrument à vent traditionnel chinois constitué d’une calebasse servant de chambre à air et de tuyaux de bambou à anches libres.…
| Variantes | Gourd flute |
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Le hulusi (littéralement « soie de calebasse » en chinois) est un aérophone à anches libres originaire de la province du Yunnan en Chine, particulièrement associé à la minorité ethnique Dai. Organologiquement, il est le cousin direct de l’orgue à bouche (comme le sheng), mais se distingue par sa morphologie très gracieuse. Il est composé d’une calebasse séchée et évidée (le hulu) qui sert de chambre à vent (windchest), dans laquelle est inséré un tuyau de bambou mélodique central percé de sept trous de jeu, ainsi qu’un ou deux tuyaux de bourdon (souvent désactivables par un petit bouchon). Des anches libres en laiton ou en argent sont fixées à la base de ces tuyaux, à l’intérieur de la calebasse.
L’embouchure est située au sommet de la calebasse. Le musicien souffle continuellement pour maintenir une pression d’air constante dans la calebasse, qui fait vibrer les anches. Le jeu repose sur un phrasé extrêmement lié, très ornementé (glissandos, trilles, mordants), imitant souvent les inflexions de la voix ou le chant des oiseaux. Contrairement à beaucoup d’instruments à anches libres, le hulusi a un volume sonore très doux, soyeux et intime (rappelant presque le son d’une clarinette feutrée).
Instrument autrefois réservé à la séduction amoureuse ou aux petites assemblées villageoises des minorités du sud-ouest chinois, le hulusi est devenu un instrument national très populaire au XXe siècle. Il s’est standardisé (souvent accordé en Do ou en Si bémol) et est aujourd’hui couramment enseigné dans les conservatoires chinois, tout en étant régulièrement intégré aux orchestres traditionnels modernes.
Sources de cette fiche
- Wikimedia Commons
- Wikipedia, MIMO