Arpeggione
Instrument

Arpeggione

L’arpeggione est un instrument hybride éphémère du début du XIXe siècle, croisement étonnant entre la guitare et le violoncelle. Bien qu’il ait rapidement disparu, il a été immortalisé par la célèbre Sonate D. 821 de Franz Schubert.…

Terme central Arpeggione — 4 contenus rattachés 321.322-71
Caractéristiques
Variantesguitare-violoncelle
guitare d'amour
Présentation

L’arpeggione, parfois surnommé « guitare-violoncelle » ou « guitare d’amour », est un instrument à cordes frottées dont la physionomie témoigne d’un croisement organologique singulier. Inventé à Vienne en 1823 par le luthier autrichien Johann Georg Stauffer, il emprunte de nombreuses caractéristiques à la guitare : un corps en forme de huit avec un dos plat, six cordes accordées de la même manière (mi, la, ré, sol, si, mi) et la présence de frettes métalliques sur la touche.

Cependant, à l’instar d’un violoncelle ou d’une viole de gambe, l’arpeggione se joue avec un archet. Le musicien tient l’instrument verticalement entre ses genoux, l’instrument étant initialement dépourvu de pique. Les ouïes taillées sur la table d’harmonie rappellent également celles des instruments de la famille des violons. Cette hybridation visait à offrir les accords et les facilités de jeu de la guitare tout en bénéficiant de la capacité de soutien du son propre à l’archet.

L’histoire de l’arpeggione fut exceptionnellement brève, ne dépassant guère une décennie. Sa tenue peu ergonomique et la difficulté de manier l’archet sur six cordes posées sur un chevalet peu courbé eurent raison de sa popularité. Si l’instrument a totalement disparu de la pratique courante, il est paradoxalement célèbre dans le monde entier grâce à un chef-d’œuvre unique : la Sonate pour arpeggione et piano en la mineur D. 821 composée en 1824 par Franz Schubert. Cette œuvre majeure est aujourd’hui presque exclusivement interprétée au violoncelle ou à l’alto.

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