Guimbarde
Petit instrument populaire très ancien, où une lamelle vibrante est actionnée au doigt tandis que la bouche sert de caisse de résonance.…
| Variantes | Jew's harp Tromp Khomus Morsing Doromb |
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La guimbarde (Jew’s harp en anglais) est l’un des instruments les plus anciens et les plus répandus au monde. Sur le plan organologique, sa classification a longtemps fait débat : elle est aujourd’hui généralement classée parmi les idiophones à lamelle (lamellophones) de type pincé ou percuté, bien que certains musicologues (et la classification de Curt Sachs) la considèrent comme un aérophone à anche libre (les mouvements de l’air amplifiant la vibration). Elle est constituée d’une armature rigide en métal, en bambou ou en bois, au centre de laquelle est fixée une fine languette flexible.
Le mode de jeu est très intime : l’instrumentiste place l’armature de la guimbarde contre ses incisives (ou ses lèvres pour les modèles en bambou) entrouvertes. Avec son doigt, il vient pincer ou frapper l’extrémité libre de la lamelle pour la faire vibrer. Le son de base produit est un bourdon constant. C’est la cavité buccale de l’interprète qui sert de caisse de résonance variable. En modifiant la forme de sa bouche, la position de sa langue, de son pharynx, et en variant sa respiration, le joueur filtre les harmoniques de la note fondamentale pour créer des mélodies partielles complexes et des effets rythmiques surprenants.
Présente sous d’innombrables formes sur presque tous les continents (morsing en Inde, dan moi au Vietnam, doromb en Hongrie, khomus en Sibérie), la guimbarde est fondamentalement liée aux traditions pastorales, au chamanisme et aux musiques folkloriques. Longtemps considérée comme un « instrument de poche » rudimentaire en Occident, elle révèle une incroyable virtuosité polyphonique chez les maîtres asiatiques ou russes.
Sources de cette fiche
- Wikimedia Commons
- Wikipedia, MIMO