Kanklės
Cithare traditionnelle de Lituanie à cordes pincées, cousine du kantele finlandais, aux sonorités douces et méditatives.…
| Variantes | Kankles Kantele lituanien |
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Le kanklės est un cordophone à cordes pincées emblématique de la Lituanie, appartenant à la grande famille des cithares sur table de la région baltique (aux côtés du kantele finlandais, du kokles letton et du gusli russe). Sa caisse de résonance trapézoïdale ou en forme d’aile était traditionnellement taillée dans un seul bloc de bois feuillu (souvent du tilleul, de l’érable ou du chêne), recouvert d’une fine table d’harmonie en épicéa, souvent percée d’ouïes en forme d’étoile ou de croix. Historiquement monté de 5 à 12 cordes (d’abord en boyau puis en métal), le kanklės moderne de concert (le sukurtinės kanklės) peut en posséder jusqu’à près de trente.
Les modes de jeu varient selon les régions de Lituanie. Dans la tradition la plus ancienne, le musicien, assis, pose l’instrument sur ses genoux ou sur une table. Il utilise sa main gauche pour étouffer les cordes qu’il ne souhaite pas faire sonner (jeu en accords bloqués) tandis que sa main droite ou un plectre balaie l’ensemble des cordes rythmiquement. Une autre technique, plus mélodique, consiste à pincer individuellement les cordes avec les doigts des deux mains. Le son produit est d’une grande douceur, méditatif, très résonnant, propice à l’accompagnement des chants polyphoniques sutartinės.
Profondément lié aux mythes fondateurs baltes, le kanklės était autrefois joué principalement par les hommes lors de rituels domestiques ou pour accompagner la poésie épique. Au cours du XXe siècle, sous l’influence des conservatoires, il a été standardisé, amplifié, doté de systèmes de leviers chromatiques et s’est largement féminisé, s’intégrant dans les grands orchestres d’instruments folkloriques.
Sources de cette fiche
- Wikimedia Commons
- Wikipedia, MIMO