Geomungo
Instrument

Geomungo

Cithare traditionnelle coréenne sur table, jouée avec un plectre en bambou, caractérisée par un timbre grave, rythmique et percussif.…

Hornbostel-Sachs 314.122
Caractéristiques
VariantesKomungo
Geum
Présentation

Le geomungo (ou komungo) est une grande cithare sur table traditionnelle de Corée. Instrument majestueux de la famille des cordophones, il comporte généralement six cordes de soie torsadée tendues sur une longue caisse de résonance en bois de paulownia (pour la table d’harmonie) et de châtaignier (pour le dos). Trois de ces cordes passent sur seize frettes surélevées en bois fixées sur la table, tandis que les trois autres reposent sur des chevalets mobiles. Il est apparenté au gugin chinois ou au koto japonais, mais s’en distingue par son mode de jeu très viril.

En effet, contrairement au gayageum (cithare coréenne jouée aux doigts), le geomungo se joue à l’aide d’un court et épais plectre en bambou appelé suldae, que le musicien tient dans sa main droite. Le joueur ne se contente pas de pincer les cordes : il les frappe vigoureusement, heurtant souvent la caisse de résonance par la même occasion (la table est d’ailleurs protégée par un morceau de cuir épais, le daemo). La main gauche appuie sur les cordes derrière les hautes frettes pour produire des micro-intervalles et de profonds vibratos (le nonghyeon). Le résultat est un son très grave, rugueux, rythmique et percussif.

Le geomungo a une très longue histoire, remontant au royaume de Goguryeo vers le IVe siècle. Considéré comme l’instrument des lettrés et de l’aristocratie (les seonbi), il occupait une place de premier rang dans la musique de cour coréenne (Jeongak). Aujourd’hui, on le retrouve également dans les styles folkloriques plus libres et virtuoses comme le sanjo, ainsi que dans de nombreuses créations coréennes contemporaines.

Sources de cette fiche
Source de l'image
  • Wikimedia Commons
Sources des informations
  • Wikipedia, MIMO