Amelik se présente en breton et en français par une formule très précise : « des chansons au oud et en breton ». Le projet part donc de l’articulation de deux matières — la langue bretonne et le luth arabe — plutôt que d’un folklore de fusion indistinct.
Les apparitions documentées dans des lieux et festivals de Bretagne confirment un ancrage local. Le nom SiyAmelik renvoie à une extension du projet dont les contours restent à documenter ; aucun membre, album ou répertoire détaillé n’est inventé dans cette passe.
La fiche choisit ainsi Néo-celtique et musiques du monde comme chemins de recherche, en laissant aux textes la responsabilité de décrire précisément le geste musical.
Le Collectif La Mécanique apparaît dans la seconde moitié des années 2010 autour de la scène musicale de Dinan. Il réunit des artistes — souvent amateurs —, des techniciens professionnels et des bénévoles, soit une communauté beaucoup plus large qu’un groupe ou qu’un label au sens strict.
Son premier objectif est de rendre la scène locale visible : coordination de nombreux groupes pour la Fête de la musique, organisation de concerts et série de « lives secrets » chez l’habitant. Le second est de construire autour des musiciens un cadre de coopération capable de les conduire vers davantage de structuration et de professionnalisation.
Le nom réapparaît ensuite comme partenaire éditorial de projets de musiques amplifiées, notamment une publication de Freak It Out en 2022. Faute de site officiel ouvert et de présentation institutionnelle récente, la fiche conserve ces éléments vérifiables sans présumer de la gouvernance ni de l’activité actuelle détaillée.
20 Sonneurs est un grand ensemble conçu par Erwan Keravec autour d’In C de Terry Riley. Vingt cornemuses, binious, bombardes et veuzes — dont des bombardes barytons fabriquées pour le projet — reprennent les cinquante-trois motifs de la partition minimaliste, avec la liberté de répétition et les rendez-vous collectifs prévus par l’œuvre.
La proposition prolonge le bagad sans en reproduire la hiérarchie ni le répertoire. Souffle continu, battements acoustiques et masses mobiles enveloppent le public ; la lumière d’Yves Godin et les déplacements des instruments font du concert une installation vivante, jouable en salle comme en extérieur. Le projet relie ainsi une lutherie régionale à une œuvre-charnière de la musique répétitive.
Fleuves réunit Émilien Robic aux clarinettes, Romain Dubois au Fender Rhodes et aux programmations, et Samson Dayou à la basse. Le trio s’est imposé comme l’un des projets majeurs du renouveau des musiques bretonnes, en maintenant la danse comme principe de construction.
Les rythmes, codes et contraintes des terroirs ne servent pas de citation folklorique : ils organisent les cycles, les appuis et la transe, tandis que l’électronique, le jazz et le rock modifient la matière sonore. Après deux premiers albums en 2016 et 2019, #3, paru en 2024, clôt un triptyque consacré à la danse bretonne et confirme une musique d’ancrage capable de circuler des festoù-noz aux scènes de jazz et de musiques actuelles.
Formé à la cornemuse écossaise par le sonneur et facteur Jorj Botuha, Erwan Keravec débute au Bagad Roñsed-Mor de Lokoal-Mendon et en duo avec son frère Guénolé à la bombarde. Il choisit ensuite de déplacer l’instrument hors de ses fonctions traditionnelles.
Commandes à Cavanna, Goebbels, Leroux, Moultaka ou Sarhan, improvisation, voix soliste et chœur : son travail explore le souffle continu, les battements, différentiels, clusters et sons périphériques de la cornemuse. Sonneurs et le projet 20 Sonneurs réinvestissent les effectifs bretons comme une lutherie collective pour la musique d’aujourd’hui.
Né en 1998 à Saint-Malo, Elliott Armen grandit entre la Bretagne et Paris. Après le lycée, il voyage deux ans à travers l’Europe avec sa guitare, puis enregistre son premier album sur l’île d’Ouessant. Son nom de scène renvoie au phare d’Ar-Men.
Sa pop-folk associe guitare, piano, voix aérienne et arrangements discrets, dans une filiation qui évoque Elliott Smith, Sufjan Stevens ou Andy Shauf. L’univers maritime n’y sert pas de décor régional : isolement, météo, mouvement et distance structurent la manière d’écrire et de produire, de l’album Helium aux chansons de Turbulence.
AuDen est le nom de scène d’Adrien Daucé, né en 1987 à Dinan. Révélé par les Trans Musicales de Rennes en 2010, il développe une chanson française nourrie d’indie rock, de folk et de textures électroniques.
L’album Sillon et le titre Pour mieux s’unir montrent une écriture ample sans grandiloquence, où les mots restent très physiques — mer, trace, distance, mouvement. Son ancrage breton est moins revendiqué comme genre qu’inscrit dans les images et les espaces sonores. Le projet relie ainsi chanson francophone et production atmosphérique.
Installée dans la région de Paimpol, Elsa Carolan fait ses premières armes comme musicienne de rue avant de se produire sur les scènes bretonnes. Elle écrit en français et s’accompagne à la guitare acoustique, au bouzouki irlandais et à l’harmonium.
Son premier EP Patience paraît en 2022. Ses chansons ne se contentent pas d’emprunter une couleur celtique : les instruments, les récits et une forte attention aux lieux construisent des paysages habités, entre ports, routes et mémoire intime. Ses premières parties de Thomas Fersen et Féloche situent ce travail au croisement de la folk narrative et d’une chanson française très attentive aux mots.
Originaire de Meslan dans le Morbihan, Émilien Robic est sonneur de treujenn-gaol, la clarinette traditionnelle du Centre-Bretagne. Sa connaissance des répertoires chantés, sonnés et dansés s’accompagne d’une pratique de la clarinette basse, de la bombarde, de la composition et de l’arrangement.
Avec Fleuves, fondé avec Romain Dubois et Samson Dayou, il transpose les structures des danses bretonnes dans un trio où clarinettes, Fender Rhodes, basse et électronique transforment le parquet de fest-noz en espace d’écoute contemporain. L’innovation ne vient pas d’un habillage électronique : elle repose sur une compréhension interne des appuis, cycles et fonctions sociales de la danse.
Formée au piano et à la flûte à bec dans les conservatoires de Boulogne-Billancourt et de la Ville de Paris, Caroline Faget développe une pratique qui associe interprétation, composition et transmission. Un séjour professionnel à New York la conduit notamment à écrire des chansons pour le jeune public.
Son répertoire personnel relie chanson d’auteur et matériau traditionnel breton. La voix, les claviers et les arrangements y servent une écriture de proximité, tandis que ses collaborations avec le sonneur Per Vari Kervarec inscrivent son travail dans la vie musicale actuelle de Bretagne plutôt que dans une simple restitution patrimoniale.