La Rondine

Distribution : Mané Galoyan, Magda de Civry; Pene Pati, Ruggero Lastouc; Déborah Salazar, Lisette; Marc Barrard, Rambaldo Fernandez; Léo Vermot-Desroches, Prunier; Marielou Jacquard, Suzy / Lolette; Gwendoline Blondeel, Yvette / Georgette; Clarisse Dalles, Bianca / Gabriella; Mathys Lagier, Gobin; Oleg Volkov, Périchaud; Corentin Bournon, Crébillon / Rabonnier / Un majordome; Orchestre National Bordeaux Aquitaine; Roberto Kalb, direction; Chœur de l’Opéra National de Bordeaux, direction Salvatore Caputo.

Programme

  • Giacomo Puccini — La Rondine

Créé à Monte-Carlo en 1917, La Rondine est l’un des ouvrages les plus délicats et nostalgiques de Puccini, dépeignant le destin de Magda, courtisane aspirant à l’amour sincère à l’écart des mondainités parisiennes.

Mané Galoyan et Pene Pati incarnent les deux rôles principaux sous la direction de Giacomo Sagripanti, dans une version de concert qui met en valeur la finesse des thèmes valses et la mélancolie sous-jacente du drame.

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Agrippina

Distribution : Magdalena Kožena, Agrippina; Julia Lezhneva, Poppea; Christophe Dumaux, Ottone; Adèle Charvet, Nerone; Nicolas Brooymans, Claudio; Adrien Fournaison, Pallante; Paul Figuier, Narciso; Les Accents; Thibault Noally, violon et direction.

Programme

  • Georg Friedrich Haendel — Agrippina

Composé lors du séjour italien de Händel, Agrippina constitue un chef-d’œuvre d’ironie théâtrale et de virtuosité vocale, où intrigues politiques et passions amoureuses s’entremêlent au cœur de la Rome antique.

Magdalena Kožená dans le rôle-titre et Julia Lezhneva en Poppea mènent une distribution d’exception, portée par l’Ensemble Les Accents et Thibault Noally dans une version de concert à la clarté dramatique exemplaire.

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Stabat Mater, Nisi Dominus

Distribution : Philippe Jaroussky, contre-ténor; Ensemble Artaserse.

Programme

  • Antonio Vivaldi — Stabat Mater, Nisi Dominus
  • Vivaldi — Airs d’opéras (« Mentre dormi », « Gelido in ogni vena », « Sperai vicino il lido »…)

Philippe Jaroussky et l’ensemble Artaserse consacrent une soirée majeure au répertoire sacré et lyrique d’Antonio Vivaldi, réunissant le poignant Stabat Mater et l’éclatant Nisi Dominus.

La seconde partie prolonge cette traversée vivaldienne par une sélection d’airs d’opéras, illustrant la frontière poreuse chez le compositeur vénitien entre ferveur spirituelle et virtuosité théâtrale.

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Utopia Orchestra

Distribution : Teodor Currentzis, direction; Daniel Lozakovich, violon.

Programme

  • Stravinsky — Le Sacre du printemps
  • Chostakovitch — Concerto pour violon n° 1 op. 77

Fondé par Teodor Currentzis à l’été 2022, l’Utopia Orchestra réunit des musiciens venus d’horizons divers pour réinterroger les grandes œuvres du répertoire dans un esprit d’engagement absolu.

Le Sacre du printemps de Stravinsky et le Premier Concerto pour violon de Chostakovitch composent une soirée sous haute tension dramatique et rythmique, où l’exigence de précision s’allie à une énergie scénique singulière.

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Orchestre de Paris / Esa-Pekka Salonen

Distribution : Orchestre de Paris; Esa-Pekka Salonen, direction; Bertrand Chamayou, piano.

Programme

  • Gabriella Smith — Tumblebird Contrails
  • Maurice Ravel — Concerto en sol
  • Maurice Ravel — Concerto pour la main gauche
  • Béla Bartók — Le Mandarin merveilleux (Suite)

Il faut assurément les moyens hors normes de Bertrand Chamayou pour enchaîner les deux sublimes Concertos de Ravel, précédés d’une pièce « océanique » de Gabriella Smith et suivis de l’une des partitions les plus expressives de Bartók.

Inspirée d’une randonnée sauvage au bord du Pacifique, nourrie par la rumeur des vagues et le cri des mouettes, Tumblebird Contrails est une pièce que Gabriella Smith, l’une des voix les plus originales de la musique américaine d’aujourd’hui, dédie à Jack Kerouac et au mythe de la « route ». Élaborés conjointement à partir de 1929, les deux Concertos pour piano de Ravel sont des gemmes du répertoire. Sombre, parfois violent, animé d’une tension allégée par le flow du jazz, le Concerto pour la main gauche, commande du pianiste Paul Wittgenstein, amputé d’un bras pendant la Première Guerre mondiale, demeure un inclassable chef-d’œuvre. Plus classique de forme, bien qu’y souffle par moments un esprit gershwinien, le Concerto en sol propose dans son Adagio, en hommage décanté à Mozart, une mélodie à l’hypnotisme déchirant. La suite d’orchestre du Mandarin merveilleux de Bartók nous mène finalement vers un dénouement paroxystique. La censure hongroise, scandalisée par la crudité et la violence d’une œuvre que le compositeur avait d’abord conçue sous la forme d’un ballet-pantomime, l’interdisit au lendemain de sa création ; Bartók en tira alors cette suite, où l’on peut si bien entendre son art de pousser à bout les possibilités expressives de l’orchestre. 

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Orchestre de Paris / Esa-Pekka Salonen

Distribution : Orchestre de Paris; Esa-Pekka Salonen, direction; Bertrand Chamayou, piano.

Programme

  • Gabriella Smith — Tumblebird Contrails
  • Maurice Ravel — Concerto en sol
  • Maurice Ravel — Concerto pour la main gauche
  • Béla Bartók — Le Mandarin merveilleux (Suite)

Il faut assurément les moyens hors normes de Bertrand Chamayou pour enchaîner les deux sublimes Concertos de Ravel, précédés d’une pièce « océanique » de Gabriella Smith et suivis de l’une des partitions les plus expressives de Bartók.

Inspirée d’une randonnée sauvage au bord du Pacifique, nourrie par la rumeur des vagues et le cri des mouettes, Tumblebird Contrails est une pièce que Gabriella Smith, l’une des voix les plus originales de la musique américaine d’aujourd’hui, dédie à Jack Kerouac et au mythe de la « route ». Élaborés conjointement à partir de 1929, les deux Concertos pour piano de Ravel sont des gemmes du répertoire. Sombre, parfois violent, animé d’une tension allégée par le flow du jazz, le Concerto pour la main gauche, commande du pianiste Paul Wittgenstein, amputé d’un bras pendant la Première Guerre mondiale, demeure un inclassable chef-d’œuvre. Plus classique de forme, bien qu’y souffle par moments un esprit gershwinien, le Concerto en sol propose dans son Adagio, en hommage décanté à Mozart, une mélodie à l’hypnotisme déchirant. La suite d’orchestre du Mandarin merveilleux de Bartók nous mène finalement vers un dénouement paroxystique. La censure hongroise, scandalisée par la crudité et la violence d’une œuvre que le compositeur avait d’abord conçue sous la forme d’un ballet-pantomime, l’interdisit au lendemain de sa création ; Bartók en tira alors cette suite, où l’on peut si bien entendre son art de pousser à bout les possibilités expressives de l’orchestre. 

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Un Américain à Paris

Distribution : Orchestre National d'Île-de-France; Case Scaglione, direction; Robert McDuffie, violon.

Programme

  • Camille Pépin — Un monde nouveau
  • Philip Glass — Concerto pour violon n°1
  • George Gershwin — Un Américain à Paris (arrangement de Frank Campbell-Watson)
  • Leonard Bernstein — Danses symphoniques de West Side Story

Thématique américaine pour l’Orchestre national d’Île-de-France : aux « classiques » du répertoire que sont Un Américain à Paris de Gershwin et les Danses symphoniques de West Side Story de Bernstein répond le Concerto pour violon n° 1 de Philip Glass.

Le Premier Concerto pour violon de Glass marque un tournant dans son œuvre, jusqu’ici consacrée à l’opéra, à la musique de film ou de danse, ainsi qu’à son propre ensemble : le compositeur se tourne vers une forme particulièrement riche d’histoire, qu’il féconde de son langage personnel. C’est à Robert McDuffie, familier de cette partition et dédicataire du concerto suivant de Glass, qu’il revient d’interpréter la partie soliste de cette œuvre où le compositeur rend hommage à son propre père. Hommage aussi chez Camille Pépin, qui s’inspire de la Symphonie « Du Nouveau Monde » de Dvořák pour sa pièce Un monde nouveau. Dédiée à l’ONDIF, cette partition ne fait pas référence aux États-Unis, contrairement à son modèle, mais « symbolise l’idée de la reviviscence de notre Terre, d’un nouveau monde qui se régénère à partir de l’ancien », comme l’explique la compositrice.

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New York Philharmonic / Gustavo Dudamel (2)

Distribution : New York Philharmonic; Orfeó Català; Gustavo Dudamel, direction.

Programme

  • John Adams — On the Transmigration of Souls
  • Zosha Di Castri — Invisible House — création française
  • Sergueï Prokofiev — Symphonie n° 5

Deuxième concert du New York Philharmonic avec son nouveau directeur musical et artistique, Gustavo Dudamel, qui met son énergie communicative et sa vision incarnée au service d’un programme centré autour de la Cinquième Symphonie de Prokofiev.

La plus connue des symphonies du compositeur russe, avec la première, la Cinquième Symphonie de Prokofiev est créée durant les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale : « Elle couronne en quelque sorte toute une période de mon travail ; je l’ai pensée comme une œuvre glorifiant l’âme humaine. J’ai voulu chanter l’homme libre et heureux, sa force, sa générosité et la pureté de son âme », explique l’artiste à son propos. Outre une nouvelle œuvre de Zosha Di Castri, commandée par les philharmoniques de New York et Los Angeles, Dudamel dirige On the Transmigration of Souls, hommage de John Adams aux disparus du 11-Septembre, avec le chœur Orfeó Català. 

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New York Philharmonic / Gustavo Dudamel (1)

Distribution : New York Philharmonic; Gustavo Dudamel, direction.

Programme

  • Tania León — Imágenes Mestizas — création française
  • Gustav Mahler — Symphonie n° 5

Gustavo Dudamel revient à Paris, non plus avec l’Orchestre Símon Bolívar ou le Los Angeles Philharmonic, mais avec le New York Philharmonic dont il a été nommé directeur artistique et musical en 2026. Au programme, une œuvre-monde, la Cinquième de Mahler.

En prenant la direction du plus ancien orchestre symphonique américain, le chef charismatique met ainsi ses pas dans ceux d’Arturo Toscanini, de Leonard Bernstein et, avant eux, de Gustav Mahler. C’est d’ailleurs une œuvre de celui-ci qu’il dirige pour ce premier concert parisien : la Cinquième Symphonie, dont il avait déjà proposé une interprétation absolument mémorable il y a une dizaine d’années. Son Adagietto, rendu célèbre par le film de Visconti Mort à Venise, est un sublime chant de mort et de vie. Dudamel donne également en création française une nouvelle œuvre de Tania León, première compositrice latino-américaine à remporter un Prix Pulitzer de musique, en 2021.

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Orchestre de Paris / Esa-Pekka Salonen

Distribution : Orchestre de Paris; Esa-Pekka Salonen, direction; Iris Scialom, violon; Karen Cargill, mezzo-soprano; Andrew Staples, ténor.

Programme

  • Wolfgang Amadeus Mozart — Concerto pour violon n° 4
  • Gustav Mahler — Le Chant de la terre

Au charme italianisant du brillant Concerto n° 4 de Mozart, répond le bouleversant Chant de la Terre de Mahler, dont le dernier mot, ewig (éternellement), sonne comme un adieu déchirant à la vie et à la musique.

Composé en 1775, le Concerto n° 4 incarne pour Mozart la recherche d’un nouveau style, virtuose et hédoniste. Aux figures de haute voltige de l’Allegro répond la cantilène effusive de l’Andante, avant que le Finale ne conclue avec l’énergie bondissante de son inspiration populaire. Pour Stefan Zweig, Le Chant de la Terre, cycle de six lieder pour orchestre et deux voix solistes, était la quintessence de l’art de Mahler. Élaborée en 1908 à partir d’un recueil de poèmes chinois anciens, cette partition condense en effet toute l’inquiétude, tout le sens du tragique – mais toute l’ironie aussi – qui sont la marque du compositeur. Le premier lied, La Chanson à boire de la douleur de la Terre, célèbre l’ivresse de manière véhémente et angoissée ; le deuxième, Le Solitaire en automne, fait office de lamento dans le refuge de la nature ; le troisième, De la jeunesse, use de sonorités cristallines et évoque musicalement la Chine ; le quatrième, De la beauté, convoque la grâce des jeunes filles avec sa séduisante alacrité rythmique ; le cinquième, L’Ivrogne au printemps, retrouve, dans la dissonance, l’illusion d’un bonheur dans l’ivresse. Puis vient l’ultime mouvement, L’Adieu : le génie de Mahler éclate dans cette page exceptionnelle, où la cantilène, mystique et figée, s’oppose au discours morcelé de l’orchestre, et le trouble harmonique à la mélopée déchirante du hautbois.

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