Distribution : The Cleveland Orchestra; Franz Welser-Möst, direction; Golda Schultz, soprano.
Programme
- Richard Strauss — Quatre Derniers Lieder
- Dmitri Chostakovitch — Symphonie n° 8
« Le plus européen des orchestres américains » selon Franz Welser-Möst, le Cleveland Orchestra donne un programme Chostakovitch et Strauss, avec la rayonnante voix de la soprano Golda Schultz.
La collaboration entre Franz Welser-Möst et le Cleveland Orchestra, qui dure depuis un quart de siècle, doit s’achever en 2027. Sous sa direction, la plus longue que la phalange ait connue, l’excellence de l’orchestre a été saluée à de nombreuses reprises sur les scènes internationales. Familière des scènes parisiennes (Théâtre des Champs-Élysées et Opéra), Golda Schultz interprète les crépusculaires Quatre Derniers Lieder de Strauss. Ils sont contrepointés par la Huitième Symphonie de Chostakovitch : « j’ai voulu recréer le climat intérieur de l’être humain assourdi par le gigantesque marteau de la guerre », confiait le compositeur à propos de cette œuvre écrite en 1943.
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Distribution : Orchestre de Paris; Esa-Pekka Salonen, direction; Iris Scialom, violon; Karen Cargill, mezzo-soprano; Andrew Staples, ténor.
Programme
- Wolfgang Amadeus Mozart — Concerto pour violon n° 4
- Gustav Mahler — Le Chant de la terre
Au charme italianisant du brillant Concerto n° 4 de Mozart, répond le bouleversant Chant de la Terre de Mahler, dont le dernier mot, ewig (éternellement), sonne comme un adieu déchirant à la vie et à la musique.
Composé en 1775, le Concerto n° 4 incarne pour Mozart la recherche d’un nouveau style, virtuose et hédoniste. Aux figures de haute voltige de l’Allegro répond la cantilène effusive de l’Andante, avant que le Finale ne conclue avec l’énergie bondissante de son inspiration populaire. Pour Stefan Zweig, Le Chant de la Terre, cycle de six lieder pour orchestre et deux voix solistes, était la quintessence de l’art de Mahler. Élaborée en 1908 à partir d’un recueil de poèmes chinois anciens, cette partition condense en effet toute l’inquiétude, tout le sens du tragique – mais toute l’ironie aussi – qui sont la marque du compositeur. Le premier lied, La Chanson à boire de la douleur de la Terre, célèbre l’ivresse de manière véhémente et angoissée ; le deuxième, Le Solitaire en automne, fait office de lamento dans le refuge de la nature ; le troisième, De la jeunesse, use de sonorités cristallines et évoque musicalement la Chine ; le quatrième, De la beauté, convoque la grâce des jeunes filles avec sa séduisante alacrité rythmique ; le cinquième, L’Ivrogne au printemps, retrouve, dans la dissonance, l’illusion d’un bonheur dans l’ivresse. Puis vient l’ultime mouvement, L’Adieu : le génie de Mahler éclate dans cette page exceptionnelle, où la cantilène, mystique et figée, s’oppose au discours morcelé de l’orchestre, et le trouble harmonique à la mélopée déchirante du hautbois.
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Distribution : Orchestre de Paris; Riccardo Chailly, direction.
Programme
- Piotr Ilitch Tchaïkovski — Roméo et Juliette – Ouverture-Fantaisie
- Sergueï Prokofiev — Roméo et Juliette ( Suite n°1 )
- Samuel Barber — Adagio pour cordes
- Leonard Bernstein — Danses symphoniques de West Side Story
En filigrane de ce concert de l’Orchestre de Paris placé sous la direction de Riccardo Chailly, les amants de Vérone. Roméo et Juliette inspirent aussi bien Prokofiev que Tchaïkovski ou Bernstein.
Voilà quelques années que Riccardo Chailly, directeur musical de La Scala ainsi que de l’Orchestre de Lucerne, n’avait pas dirigé les musiciens de l’Orchestre de Paris. Il les retrouve avec un programme qui semble taillé sur mesure pour lui. Friand du répertoire russe (qu’il avait déjà mis à l’honneur en mars 2026 à la Philharmonie avec la Filarmonica della Scala), Chailly est particulièrement réputé pour ses interprétations de Prokofiev. Son sens rythmique, son énergie et sa capacité à différencier les plans orchestraux font merveille dans la première suite extraite par Prokofiev de son ballet Roméo et Juliette, qui s’achève sur la scène saisissante de la mort de Tybald. Plus de soixante ans avant Prokofiev, Tchaïkovski, lui aussi inspiré par le drame de Shakespeare, avait composé un poème symphonique qui est l’une de ses œuvres les plus emblématiques, et dont le « thème de l’amour » représente un sommet lyrique. L’inspiration shakespearienne se prolonge de l’autre côté de l’Atlantique, avec les Danses symphoniques de West Side Story de Bernstein, transposition de l’histoire des Montaigus et des Capulets dans un quartier pauvre de l’Ouest new-yorkais. Très colorée, portée par l’esprit de la danse et le sens du rythme, cette partition voisine avec une autre œuvre américaine, contemporaine du ballet de Prokofiev : l’Adagio pour cordes de Barber, un sommet de déploration.
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Distribution : Orchestre de Paris; Riccardo Chailly, direction.
Programme
- Piotr Ilitch Tchaïkovski — Roméo et Juliette – Ouverture-Fantaisie
- Sergueï Prokofiev — Roméo et Juliette ( Suite n°1 )
- Samuel Barber — Adagio pour cordes
- Leonard Bernstein — Danses symphoniques de West Side Story
En filigrane de ce concert de l’Orchestre de Paris placé sous la direction de Riccardo Chailly, les amants de Vérone. Roméo et Juliette inspirent aussi bien Prokofiev que Tchaïkovski ou Bernstein.
Voilà quelques années que Riccardo Chailly, directeur musical de La Scala ainsi que de l’Orchestre de Lucerne, n’avait pas dirigé les musiciens de l’Orchestre de Paris. Il les retrouve avec un programme qui semble taillé sur mesure pour lui. Friand du répertoire russe (qu’il avait déjà mis à l’honneur en mars 2026 à la Philharmonie avec la Filarmonica della Scala), Chailly est particulièrement réputé pour ses interprétations de Prokofiev. Son sens rythmique, son énergie et sa capacité à différencier les plans orchestraux font merveille dans la première suite extraite par Prokofiev de son ballet Roméo et Juliette, qui s’achève sur la scène saisissante de la mort de Tybald. Plus de soixante ans avant Prokofiev, Tchaïkovski, lui aussi inspiré par le drame de Shakespeare, avait composé un poème symphonique qui est l’une de ses œuvres les plus emblématiques, et dont le « thème de l’amour » représente un sommet lyrique. L’inspiration shakespearienne se prolonge de l’autre côté de l’Atlantique, avec les Danses symphoniques de West Side Story de Bernstein, transposition de l’histoire des Montaigus et des Capulets dans un quartier pauvre de l’Ouest new-yorkais. Très colorée, portée par l’esprit de la danse et le sens du rythme, cette partition voisine avec une autre œuvre américaine, contemporaine du ballet de Prokofiev : l’Adagio pour cordes de Barber, un sommet de déploration.
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Distribution : West-Eastern Divan Orchestra; Daniel Barenboim, direction.
Programme
- Franz Schubert — Symphonie n° 8 "Inachevée"
- Richard Wagner — Prélude et Mort d’Isolde
- Ludwig van Beethoven — Symphonie n° 3 "Eroica"
Chaque apparition de Daniel Barenboim est un événement. Avec le West-Eastern Divan Orchestra, cet ensemble qu’il a fondé pour réunir musiciens israéliens et arabes autour d’un idéal commun, il propose un programme qui touche à l’essentiel.
Composée en 1822, la Symphonie n° 8 de Schubert ne comporte que deux mouvements, un mystère nourrissant sa légende. Jamais Schubert n’y revint, comme si l’œuvre trouvait en son inachèvement même une forme d’achèvement supérieur. Pages symphoniques condensant l’essence de l’opéra de Wagner, Prélude et Mort d’Isolde prolongent cette quête d’absolu. La Symphonie n° 3 de Beethoven, créée en 1805, répond à ces deux œuvres par une affirmation souveraine. Dédiée à la mémoire « d’un grand homme », elle dépasse très vite son sujet initial pour devenir une méditation sur la destinée humaine. Trois œuvres portées par un chef et un orchestre qui font de chaque concert un geste d’humanité autant qu’un acte musical.
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Distribution : Orchestre de Paris; Christoph Eschenbach, direction; Leonidas Kavakos, violon.
Programme
- Johannes Brahms — Concerto pour violon
- Johannes Brahms — Symphonie n° 1
Jeune pianiste brillant éclos sous l’aile du couple Schumann, Brahms devint le symbole d’un art au lyrisme contenu, au style si maîtrisé qu’il fut parfois taxé de conservatisme, mais dont la profondeur hisse toujours l’art musical à ses sommets.
Mal compris lors de sa création en 1879, mais devenu ensuite l’un des piliers du répertoire, le Concerto pour violon de Brahms exige une implacable virtuosité, au point que plusieurs grands solistes, dont l’illustre Sarasate, refusèrent de le jouer ! Son lyrisme classique est rehaussé de réminiscences tziganes dans les deux mouvements extrêmes, tandis que l’Adagio, dominé par un climat d’effusion rêveuse, repose sur un dialogue entre les bois et le soliste qui fit dire à un critique français de l’époque : « Le hautbois propose, le violon dispose ». En regard, la Symphonie n° 1, entreprise sous le patronage de Robert et Clara Schumann, témoigne de la passion du jeune compositeur pour Beethoven. Plusieurs fois remise en chantier, elle offre un Finale où semble convoqué le souvenir de l’Ode à la joie, tout en appliquant le principe beethovénien d’exploitation maximale du matériau par fragmentation, par dynamique de rythmes et de timbres. Les deux mouvements centraux, cependant, sont purement brahmsiens, avec leur sombre lyrisme : entre sourire à travers les larmes et souterraine énergie.
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Distribution : Orchestre de Paris; Christoph Eschenbach, direction; Leonidas Kavakos, violon.
Programme
- Johannes Brahms — Concerto pour violon
- Johannes Brahms — Symphonie n° 1
Jeune pianiste brillant éclos sous l’aile du couple Schumann, Brahms devint le symbole d’un art au lyrisme contenu, au style si maîtrisé qu’il fut parfois taxé de conservatisme, mais dont la profondeur hisse toujours l’art musical à ses sommets.
Mal compris lors de sa création en 1879, mais devenu ensuite l’un des piliers du répertoire, le Concerto pour violon de Brahms exige une implacable virtuosité, au point que plusieurs grands solistes, dont l’illustre Sarasate, refusèrent de le jouer ! Son lyrisme classique est rehaussé de réminiscences tziganes dans les deux mouvements extrêmes, tandis que l’Adagio, dominé par un climat d’effusion rêveuse, repose sur un dialogue entre les bois et le soliste qui fit dire à un critique français de l’époque : « Le hautbois propose, le violon dispose ». En regard, la Symphonie n° 1, entreprise sous le patronage de Robert et Clara Schumann, témoigne de la passion du jeune compositeur pour Beethoven. Plusieurs fois remise en chantier, elle offre un Finale où semble convoqué le souvenir de l’Ode à la joie, tout en appliquant le principe beethovénien d’exploitation maximale du matériau par fragmentation, par dynamique de rythmes et de timbres. Les deux mouvements centraux, cependant, sont purement brahmsiens, avec leur sombre lyrisme : entre sourire à travers les larmes et souterraine énergie.
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Distribution : Orchestre de Paris; Robin Ticciati, direction; Seong-Jin Cho, piano.
Programme
- Johann Strauss II — Le Beau Danube bleu
- Ludwig van Beethoven — Concerto pour piano no 4
- Antonín Dvořák — Symphonie n°8
Du Danube à la Vltava, deux grands fleuves d’Europe centrale baignent ce concert de leurs eaux puissantes et scintillantes : hédonisme et profondeur viennoise avec Strauss et Beethoven, sérénité épique avec Dvořák.
Irrésistible, chatoyant, libérant après de magistraux effets d’attente l’élan irrépressible de la valse, Le Beau Danube bleu offre, avec son orchestration scintillante, la quintessence musicale du mythe de « l’Autriche heureuse ». On reste sur les rives du fleuve, et dans la Vienne musicale, avec le Concerto pour piano n° 4 de Beethoven, chef-d’œuvre d’une étonnante liberté. Comme si toute contrainte était transcendée dans l’improvisation, il s’ouvre de manière surprenante avec le soliste qui, avec la simplicité d’une tendre convocation, entonne le thème. Plein de sublime douceur, l’Andante offre la mélodie décantée d’une douleur déjà surmontée dans la poésie, alors que le Rondo, brillant, fulmine d’arpèges brisés, lâchant définitivement, avec sa superbe cadence, la bride à la virtuosité. De l’Autriche à la Bohême, il n’y a qu’un pas : le voilà franchi avec l’une des plus sereines compositions de Dvořák, dont les quatre mouvements constituent un hymne à la nature et à la création. L’influence parfaitement intégrée de Brahms et de Tchaïkovski est sensible dans cette Symphonie n° 8 où prédomine l’esprit de la danse, sans que jamais ne s’estompe – remarquable dans l’imposant Finale à variations – la rigueur et la somptuosité de l’écriture.
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Distribution : Orchestre de Paris; Robin Ticciati, direction; Seong-Jin Cho, piano.
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- Johann Strauss II — Le Beau Danube bleu
- Ludwig van Beethoven — Concerto pour piano no 4
- Antonín Dvořák — Symphonie n°8
Du Danube à la Vltava, deux grands fleuves d’Europe centrale baignent ce concert de leurs eaux puissantes et scintillantes : hédonisme et profondeur viennoise avec Strauss et Beethoven, sérénité épique avec Dvořák.
Irrésistible, chatoyant, libérant après de magistraux effets d’attente l’élan irrépressible de la valse, Le Beau Danube bleu offre, avec son orchestration scintillante, la quintessence musicale du mythe de « l’Autriche heureuse ». On reste sur les rives du fleuve, et dans la Vienne musicale, avec le Concerto pour piano n° 4 de Beethoven, chef-d’œuvre d’une étonnante liberté. Comme si toute contrainte était transcendée dans l’improvisation, il s’ouvre de manière surprenante avec le soliste qui, avec la simplicité d’une tendre convocation, entonne le thème. Plein de sublime douceur, l’Andante offre la mélodie décantée d’une douleur déjà surmontée dans la poésie, alors que le Rondo, brillant, fulmine d’arpèges brisés, lâchant définitivement, avec sa superbe cadence, la bride à la virtuosité. De l’Autriche à la Bohême, il n’y a qu’un pas : le voilà franchi avec l’une des plus sereines compositions de Dvořák, dont les quatre mouvements constituent un hymne à la nature et à la création. L’influence parfaitement intégrée de Brahms et de Tchaïkovski est sensible dans cette Symphonie n° 8 où prédomine l’esprit de la danse, sans que jamais ne s’estompe – remarquable dans l’imposant Finale à variations – la rigueur et la somptuosité de l’écriture.
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Distribution : Orchestre de chambre de Paris; Thomas Hengelbrock, direction.
Programme
- Joseph Haydn — Symphonie n°102
- Ludwig van Beethoven — Symphonie n° 2
L’Orchestre de chambre de Paris et son directeur musical Thomas Hengelbrock confrontent deux génies de la symphonie dans un dialogue où l’élégance classique rencontre déjà l’audace romantique.
La Symphonie n° 102 de Joseph Haydn, écrite en 1794 pour son deuxième séjour londonien, représente l’apogée du classicisme viennois : équilibre des formes, invention constante, orchestration lumineuse. C’est la musique visionnaire, annonçant parfois Beethoven, d’un maître au sommet de son art, celui qui a fixé les règles du genre symphonique. Ludwig van Beethoven justement, son élève quelques années plus tôt à Vienne, compose sa Symphonie n° 2 huit ans plus tard, alors que la surdité s’installe et que le désespoir le traverse. Pourtant, l’œuvre rayonne d’une énergie juvénile, d’un humour parfois rugueux, et laisse déjà percer cette puissance dramatique qui éclatera bientôt dans l’Eroica.
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