Distribution : Orchestre de chambre de Paris; Thomas Hengelbrock, direction.
Programme
- Charles Gounod — Symphonie n° 2
- Ludwig van Beethoven — Symphonie n° 7
À la mélancolie poignante, à la danse cosmique de la Symphonie n° 7 de Beethoven répondent l’énergie et l’écriture ciselée de la Symphonie n° 2 de Gounod, une œuvre largement influencée par son illustre aîné.
Surnommée par Richard Wagner « l’apothéose de la danse », la Symphonie n° 7 de Beethoven, composée en 1811-1812, déploie une énergie rythmique inouïe qui saisit l’auditeur dès les premières mesures. Son célèbre second volet, l’envoûtant Allegretto, contraste avec la vitalité débordante des mouvements extrêmes. Quarante-trois ans plus tard, l’ombre de Beethoven plane sur la Symphonie n° 2 de Gounod, œuvre d’une saine vigueur, révélant une orchestration raffinée où les bois chantent avec une transparence toute française. L’histoire retient rarement les symphonies de Gounod, éclipsées par son Faust, mais cette confrontation permet de redécouvrir un compositeur qui, toute sa vie, regarda vers Beethoven avec une admiration féconde.
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Distribution : Orchestre de Paris; Wiebke Lehmkuhl, mezzo-soprano; Chœur de femmes de l'Orchestre de Paris; Chœur de jeunes de l'Orchestre de Paris; Chœur d’enfants de l’Orchestre de Paris; Klaus Mäkelä, direction; Richard Wilberforce, chef de chœur; Edwin Baudo, chef de chœur; Evann Loget-Raymond, chef de chœur; Rémi Aguirre Zubiri, chef de chœur; Éloïse Roux, cheffe de choeur.
Programme
- Gustav Mahler — Symphonie n° 3
Klaus Mäkelä en revient toujours à Mahler, l’un de ses compositeurs de prédilection : en ouverture de la saison 26/27, il dirige l’immense Troisième Symphonie.
« Avec des œuvres médiocres, on finit par s’ennuyer. [Mais avec] Mahler, il y a toujours quelque chose d’inédit. C’est un compositeur d’une grande intensité émotionnelle. De ce fait, sa musique ne sonne jamais de la même manière », confiait le chef en 2025. Klaus Mäkelä aime à faire mentir l’idée répandue selon laquelle il faudrait attendre un certain âge avant de diriger la musique de Mahler, et s’attache depuis plusieurs années à en explorer les contours aussi bien avec l’Orchestre de Paris qu’avec d’autres phalanges. Pour Mahler, la Troisième Symphonie résout les tensions des deux premières : adieu « combat » et « douleur », voici venir la « gaieté » (dixit le compositeur). Hymne à la nature, la symphonie se divise en deux pans : un gigantesque premier mouvement un temps intitulé « l’éveil de Pan » ; puis quatre morceaux plus courts, pour certains avec voix, avant un magnifique adagio final aux allures de réconciliation ultime.
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Distribution : Orchestre de Paris; Wiebke Lehmkuhl, mezzo-soprano; Chœur de femmes de l'Orchestre de Paris; Chœur de jeunes de l'Orchestre de Paris; Chœur d’enfants de l’Orchestre de Paris; Klaus Mäkelä, direction; Richard Wilberforce, chef de chœur; Edwin Baudo, chef de chœur; Evann Loget-Raymond, chef de chœur; Rémi Aguirre Zubiri, chef de chœur; Éloïse Roux, cheffe de choeur.
Programme
- Gustav Mahler — Symphonie n° 3
Klaus Mäkelä en revient toujours à Mahler, l’un de ses compositeurs de prédilection : en ouverture de la saison 26/27, il dirige l’immense Troisième Symphonie.
« Avec des œuvres médiocres, on finit par s’ennuyer. [Mais avec] Mahler, il y a toujours quelque chose d’inédit. C’est un compositeur d’une grande intensité émotionnelle. De ce fait, sa musique ne sonne jamais de la même manière », confiait le chef en 2025. Klaus Mäkelä aime à faire mentir l’idée répandue selon laquelle il faudrait attendre un certain âge avant de diriger la musique de Mahler, et s’attache depuis plusieurs années à en explorer les contours aussi bien avec l’Orchestre de Paris qu’avec d’autres phalanges. Pour Mahler, la Troisième Symphonie résout les tensions des deux premières : adieu « combat » et « douleur », voici venir la « gaieté » (dixit le compositeur). Hymne à la nature, la symphonie se divise en deux pans : un gigantesque premier mouvement un temps intitulé « l’éveil de Pan » ; puis quatre morceaux plus courts, pour certains avec voix, avant un magnifique adagio final aux allures de réconciliation ultime.
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Distribution : Académie de l'Orchestre de Paris; Musiciens de l'Orchestre de Paris; Klaus Mäkelä, direction; Olha Dondyk, direction.
Programme
- Arthur Honegger — Symphonie n° 3 « Liturgique »
- Camille Saint-Saëns — Symphonie n° 3 "Avec orgue"
Sous la direction musicale de Klaus Mäkelä et d’Olha Dondyk, deux grandes pages spirituelles se répondent dans le concert de clôture de l’Académie d’été de l’Orchestre de Paris.
Pour cette troisième session de l’Académie d’été, ce sont quarante-cinq jeunes musiciens venant du monde entier qui vivent une expérience orchestrale intense en jouant côte à côte avec des musiciens de l’Orchestre de Paris. Organisée en deux volets (Académie d’été, puis Académie Studio au printemps), l’Académie est désormais bien située dans le domaine de la pédagogie musicale de haut niveau avec son modèle original de perfectionnement par immersion. Ce concert de clôture de l’Académie d’été est, à chaque session, l’occasion de découvrir la nouvelle génération des musiciens d’orchestre.
Entre tourments métaphysiques et grâce bienfaisante, les deux œuvres de ce programme « sans paroles » explorent la condition humaine, de la puissance aliénante du chaos à la révolte pacifique de la prière. Imposante, mettant en scène le combat de l’individu contre la brutalité, la barbarie, et toutes les formes d’aliénation, la « Liturgique » (1946) est à la fois la plus ample et la plus connue des symphonies d’Arthur Honegger. Liturgique, la Symphonie « Avec orgue » de Camille Saint-Saëns (1886) l’est également, offrant une magistrale démonstration d’écriture. Avec ses grands accords architecturaux, ses radieux éclairages de vitrail, l’orgue n’intervient que dans deux des quatre mouvements, non point en soliste, mais comme une couleur apportant sa solennelle spiritualité.
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Distribution : Royal Concertgebouw Orchestra; Santtu-Matias Rouvali, direction; Víkingur Ólafsson, piano.
Programme
- Ludwig van Beethoven — Concerto pour piano n° 5
- Sergueï Prokofiev — Symphonie n° 5
L’Orchestre du Concertgebouw en concert avec un chef encore peu connu du grand public français, Santtu-Matias Rouvali, considéré comme la star montante de la prestigieuse tradition de direction finlandaise.
La Finlande, grâce à une tradition bien implantée et une formation exigeante, est un véritable vivier de chefs pour les scènes internationales – les Parisiens connaissent bien Klaus Mäkelä, Mikko Franck ou Esa-Pekka Salonen, par exemple. Chef principal du Philharmonia de Londres et directeur musical de l’Orchestre symphonique de Göteborg, Santtu-Matias Rouvali collabore quant à lui depuis 2020 avec le Concertgebouw Orchestra, et leurs concerts communs sont très régulièrement salués par la critique. Rouvali dirige la Cinquième Symphonie de Prokofiev et s’associe pour le Concerto n° 5 « Empereur » de Beethoven à un autre artiste venu du Nord, le pianiste islandais Víkingur Ólafsson. Celui-ci a donné avec ses disques Bach ou Philip Glass la preuve de sa capacité à magnifier des répertoires très différents.
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Distribution : Orchestre du Metropolitan Opera de New York; Yannick Nézet-Séguin, direction; Joyce DiDonato, mezzo-soprano.
Programme
- Kaija Saariaho — Lumière et Pesanteur
- Gustav Mahler — Rückert-Lieder
- Gustav Mahler — Symphonie n° 4
Un des plus beaux cycles de lieder, porté par la voix de Joyce DiDonato, et la plus mozartienne symphonie de Mahler couronnent le programme lumineux de l’Orchestre du Metropolitan Opera de New York dirigé par Yannick Nézet-Séguin.
Daté de 2009, Lumière et Pesanteur est un arrangement – écrit, telle une offrande au chef Esa-Pekka Salonen – de la huitième station de l’oratorio La Passion de Simone, inspiré de la vie et de l’œuvre de la philosophe Simone Weil. Après cette manière de carillon scintillant signé de la grande compositrice finlandaise Kaija Saariaho, les Rückert-Lieder (1901-02) de Mahler, sur des poèmes de Friedrich Rückert, imposent un lyrisme qui inaugure une manière nouvelle. Sa Symphonie n° 4, écrite deux ans plus tôt, vient couronner ce programme. La plus bucolique et la plus transparente de toutes celles du créateur autrichien s’achève sur une vision de paradis, magnifiée par une voix d’une douceur angélique.
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Distribution : Orchestre du Metropolitan Opera de New York; Yannick Nézet-Séguin, direction; Elza van den Heever, soprano.
Programme
- Richard Strauss — Suite du Chevalier à la rose
- Richard Strauss — Salomé — Scène finale
- Richard Strauss — Une vie de héros
La saison commence en fanfare avec la venue pour deux concerts de l’Orchestre du Metropolitan Opera de New York, accompagné par son directeur musical Yannick Nézet-Séguin. Cette première soirée est entièrement dédiée à Richard Strauss.
Depuis qu’il a fait ses débuts à la tête de l’Orchestre du MET, en 2009, Yannick Nézet-Séguin n’a pas passé une seule saison sans revenir se produire avec ses musiciens, et il est devenu en 2018 le troisième directeur musical de la maison. La soirée qu’ils consacrent à Strauss, avec la soprano Elza van den Heever, illustre leur proximité avec l’univers opératique : en contrepoint du poème symphonique Une vie de héros, ils donnent la suite extraite par le compositeur du Chevalier à la rose, ainsi que la scène finale de Salomé. Lorsque Salomé embrasse les lèvres du prophète Jokanaan dont elle vient d’exiger la décapitation, Hérode ordonne qu’elle soit tuée. D’une intensité remarquable, cette « mort d’amour » est une sorte de poème symphonique avec voix où s’exprime tout le génie lyrique de Strauss.
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Distribution : Christiane Karg, soprano; Dalia Stasevska, direction; Orchestre Philharmonique de Radio France.
Programme
- Richard Strauss — Quatre derniers Lieder
- Jean Sibelius — Symphonie n°5
Et si Richard Strauss et Jean Sibelius, si distants d’écoles et de racines, révélaient ici une parenté spirituelle ? Pourquoi ne pas entendre, entre les ultimes lieder du premier, élégie sur la fin de la vie où la nature devient passage, et la Cinquième Symphonie minérale du second, née de l’expérience quasi mystique de sa vision de cygnes sauvages, la même idée d’un chant terminal? D’une transfiguration par la nature et d’un adieu au romantisme ? Deux œuvres en miroir, l’une tournée vers l’aube, l’autre vers le silence, incarnées par un duo 100 % féminin, Christiane Karg et Dalia Stasevska.
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Distribution : Truls Mørk, violoncelle; Alma Bettencourt, orgue; Kazuki Yamada, direction; Orchestre Philharmonique de Radio France.
Programme
- Camille Saint-Saëns — Danse macabre
- Dmitri Chostakovitch — Concerto pour violoncelle
- Camille Saint-Saëns — Symphonie n°3 avec orgue
Insouciant ou grinçant ? On ne parle pas de la Danse macabre, bijou d’humour noir, où le xylophone singe le cliquetis des ossements, mais de la petite phrase qui ouvre le premier des deux concertos pour violoncelle de Chostakovitch : une estampille reconnaissable entre mille, qui joue à fond de l’ambiguïté. Allez savoir sur quel pied danser ! Kazuki Yamada dirige; Truls Mørk fait vivre cette écriture diabolique en marchant dans les pas de Rostropovitch, pour qui l’œuvre fut composée. Si puissante et spectaculaire, la Symphonie avec orgue de Saint-Saëns laisse moins de place au doute – bien que, méfiez-vous, le thème fatal du Dies irae y rôde.
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Distribution : Mikhaïl Pletnev, piano; Paavo Järvi, direction; Orchestre National de France.
Programme
- Frédéric Chopin — Concerto pour piano n°2
- Jean Sibelius — Tapiola
- Alexandre Scriabine — Poème de l’extase
Dieu des forêts versus ivresse cosmique : d’un côté Sibelius et son dernier poème symphonique, Tapiola, vision d’un monde vierge et sauvage, d’où l’homme est absent; de l’autre un poème orgiaque, grisant au concert – « je vous appelle à la vie, forces mystérieuses, noyées dans les profondeurs obscures de l’esprit créateur, timides ébauches de la vie, à vous j’apporte l’audace », lance Scriabine en préambule sur sa partition. Deux manières de préparer le chant pur et éperdu du Deuxième Concerto pour piano de Chopin, que le vétéran Mikhaïl Pletnev jouera en grand seigneur, et dans sa propre orchestration.
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