Le Festival d’Automne à Paris accompagne depuis 1972 la production et la présentation d’œuvres contemporaines. Fondé par Michel Guy, il se distingue par son caractère pluridisciplinaire, international et nomade: théâtre, musique, danse, arts visuels et cinéma y dialoguent chaque année de septembre à décembre.
Sans lieu propre, il travaille avec de nombreuses institutions de Paris et d’Île-de-France, du Centre Pompidou à la Philharmonie de Paris, de l’Odéon à la MC93 ou au CENTQUATRE. Sa programmation accueille des artistes du monde entier, consacre des portraits à de grandes figures et a fait du festival un outil majeur de circulation des formes contemporaines, y compris dans les champs musicaux expérimentaux, lyriques et performatifs.
Le Théâtre du Ranelagh occupe l’ancienne salle de musique privée d’Alice et Louis Mors, dans un hôtel particulier conçu par l’architecte Alban Chambon. Claude Debussy y est accueilli en 1913 et Syrinx y résonne dans ce cadre de salon avant que le lieu ne devienne une salle publique au début des années 1930.
Transformé en cinéma après la vente de l’hôtel particulier en 1925, le Ranelagh devient un lieu important pour le septième art, puis évolue au milieu des années 1980 vers une programmation de scène: théâtre, musique, opéra, marionnettes, cirque, spectacles jeune public et cinéma muet accompagné au piano. L’identité du lieu tient à son architecture intime, à ses boiseries, à son histoire de salon et à sa capacité à passer du patrimoine cinématographique au spectacle vivant.
Le 38Riv’ est un club de jazz et bar installé au 38 rue de Rivoli, dans une cave voûtée du XIIIe siècle au cœur du Marais. L’espace cultive l’intimité propre aux clubs: proximité avec la scène, vue dégagée, voûtes de pierre, acoustique chaleureuse et bar intégré à la salle.
Fondé en 2008 par Vincent Charbonnier, ancien contrebassiste notamment passé par le Play Bach Trio de Jacques Loussier, le lieu soutient principalement le jazz tout en accueillant des formes hybrides. Sa programmation met en avant la scène française, les artistes internationaux, les talents émergents et la créativité, dans un format de club à taille humaine.
Le Baiser Salé ouvre au 58 rue des Lombards en mars 1983 à l’initiative des Gibson’s Brothers, trois frères antillais musiciens. D’abord café-concert avec un groupe jouant chaque soir, le lieu adopte en janvier 1984 une programmation hebdomadaire qui l’oriente vers la création et les musiques de mélange.
Plus de quarante ans après son ouverture, le club demeure une adresse emblématique de la scène jazz parisienne. Sa programmation dépasse le cadre du club traditionnel en accueillant jazz, groove, musiques caribéennes, fusion, voix et projets émergents, dans l’écosystème dense de la rue des Lombards.
Oya Kephale est une troupe de musique classique et d’opérette créée en 1995. Association loi 1901, elle réunit un chœur et un orchestre amateurs, accompagnés par une direction artistique et musicale professionnelle, avec des productions jouées au profit d’associations caritatives.
Le répertoire est fortement marqué par Offenbach, depuis La Belle Hélène jusqu’à Orphée aux enfers, mais la troupe donne aussi des programmes symphoniques et vocaux. Elle est dirigée par Pierre Boudeville depuis 2019, après Yannick Paget puis Laëtitia Trouvé.
Les Temperamens Variations est un chœur de chambre créé en 2005 par Thibault Lam Quang, qui en assure la direction musicale et artistique. Il rassemble une vingtaine de chanteurs non professionnels de très bon niveau musical et vocal.
Son format de chœur mixte compte environ 26 choristes, avec un répertoire à dominante classique, a cappella ou accompagné, couvrant cinq siècles de musique de la Renaissance à nos jours.
Les Bavards est une jeune troupe d’opéra de chambre active dans des productions d’opéra-bouffe et d’opérette, notamment autour d’Offenbach. Certaines productions réunissent cinq chanteurs et neuf musiciens, soit quinze artistes au plateau.
La troupe a pour mission de faire vivre le répertoire d’opérette et de proposer régulièrement des spectacles gratuits, notamment en mairies, EHPAD et hôpitaux. La troupe défend une pratique d’opérette accessible, avec une dimension de médiation et de concert solidaire.
Le Chœur de chambre Calligrammes associe dans ses programmes récents musique et poésie, mélodies françaises de Fauré, Ravel, Debussy ou Satie, et grands projets choraux. En 2026, il s’associe au Grand Chœur de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour un Requiem de Verdi.
Son identité de chœur de chambre apparaît dans un répertoire allant de la musique française de chambre vocale aux grandes œuvres chorales. L’activité récente s’oriente vers les croisements entre texte poétique, voix et grands formats choraux.
Le COGE, Chœurs et Orchestres des Grandes Écoles, est une association fondée il y a quarante ans. Elle réunit plus de 300 musiciens, étudiants ou jeunes actifs, dans des chœurs et orchestres amateurs à Paris.
La structure organise chaque année une vingtaine de concerts ambitieux : symphonies, concertos, œuvres a cappella et projets dans des lieux tels que la Philharmonie de Paris, le Grand Rex, le FIMU ou l’Auditorium de Radio France.
L’Ensemble Des Équilibres est fondé en 2006 par la violoniste Agnès Pyka, qui en assure la direction artistique. Formation à géométrie variable, l’ensemble construit des ponts entre répertoires, esthétiques et disciplines artistiques.
L’ensemble travaille particulièrement la musique de chambre des XXe et XXIe siècles, les commandes et les projets européens. Trans Europe Express met par exemple en avant la place des compositrices contemporaines et les enjeux de parité dans le paysage musical européen.